mercredi 25 mai 2005
Sur un bloc-notes, j'ai vu un arroseur parler de commerce de courriels
Par David, mercredi 25 mai 2005 à 21:34 :: E-Tech
Traduction compréhensible : Sur un blog, j'ai vu un spammeur parler d'e-mail marketing...
Même si cet exemple est tiré par les cheveux, les traductions, pour ne pas dire les forfaitures de la Commission générale de terminologie et de néologie (voir l'extrait du JO du 20/05/2005) ne le sont pas moins. Force est de constater que les attentes et les objectifs de cette commisssion sont loin, très loin, des réalités de la vie quotidienne, professionnelle ou non.
Les énormités deviennent légion, la France dans son exception culturelle s'enfonce dans un conservatisme linguistique qui fait froid dans le dos. Même si il est vrai que certains abus sont à proscrire (la langue française recèlent encore de beaux mots dont le sens est clairement établi dans l'inconscient collectif), la CoGeTer (c'est le nom de cette illustre commission) ressemble à un viel écrivain qui ne trouvent plus ces mots pour exprimer ces idées. En effet, certains mots se sont imposer d'eux-même, sans l'aide de la sombre commission (modérateur pour moderator, ver pour worm, arobase pour at sign, pare-feu pour firewall
Pêle-mêle, on peut jeter dans le vivier de l'absurde :
- blog = bloc-notes
- virus = virus (celle-là est démentielle !! une longue recherche a été nécessaire ;-) )
- webmaster = tisseur, maître-tisseur
- smiley = binette, souriard, frimousse
- web site = site
- spamming = arrosage
- applet = appliquette
- Digital Versatile Disk (DVD) = disque numérique polyvalent ... DNP ? (énôôôrme)
- middleware = logiciel médiateur
- ...
Bref, je m'arrête. N'hésitez pas à consulter cette liste édifiante d'argent gaspillé au nom de la sauvegarde d'une langue qui n'en a pas franchement besoin.
M'est avis que le langage SMS (pardon texto) est beaucoup plus dangereux pour la survie de notre belle langue. Cela en devient totalement incompréhensible (voir le site du Comite contre les fautes volontaires el le language SMS)
Alors, où est le vrai combat ?

